Ce que M.Sarkozy n'a pas pas voulu voir en 5 ans...

Publié le par revenonsenfrance

 

 

Hier à Bayonne, le président-candidat s'est fait copieusement huer par un groupe comprenant, d'après les sources, des indépendantistes basques, des écolos, des militants socialistes et de simples anti-sarkozystes. Panique au ministère, Sarkozy est mis au rencart dans un café en attendant la fin de la tempête. En fin de tempête, la réaction fut médiocre mais pourtant relayée par tout le staff UMP (Mme NKM, je vous en prie...sortez de cette boubier d'idioties!!!!). Il y fut question pêle mêle d'accuser Fraçois Hollande d'épuration, de purges, d'avoir fomenté un complot contre Sarko, de sang sur les main etc etc... En moins de deux minutes le point godwin était atteint.

 

Etrangement, Sarkozy n'a pas réussi à mettre l'opinion de son côté, ni à discréditer François Hollande.  Mais est-ce si étonnant que cela?

 

Non! Car M. Sarkozy n'a pas retenu l'une des principales leçon de son quinquennat: que, plus encore que sa politique, c'est son comportement qui est rédibitoire.

 

Il n'y a pas à chercher bien loin pour trouver pléthore de ses envolées lyriques:

- Le slogan de son quinquennat : "casse toi pauv'con",

- Son "descends m'le dire en face" au Guilvinec,

- Sa condescendance envers les militants d'act up,

- Lorsq'il a traité un militant écologiste "d'agité du bocal" lors d'un mondial de l'auto,

- Ses propos où il qualifiait Netanyahu, premier ministre d'Israël, de "menteur"

- Ses attaques de début de campagne envers la compagne de François Hollande, propos dont même jean pierre raffarin s'est désolidarisé,

 

La liste est encore longue et chacun pourrait y aller de son exemple.

 

Avec ces réactions à l'emporte-pièce, il démontre qu'il est incapable de prendre sur lui et de réfléchir. D'une sensibilité qui confère à la paranoïa. Un comportement qui le rend inapte à la vie publique, une vie nécessairement exposée où l'on peut vous aimer, vous haïr et vous le montrer.

Une vie où il faut savoir prendre de la hauteur, se mettre au dessus de la mêlée, ne pas tout prendre pour soi et ne pas tout prendre au premier degré. C'est dur, mais c'est ce qu'il faut pour être une personne publique, plus encore Président de la République.

 

Et les Français ne supportent plus ce comportement puéril du président-candidat. Ils veulent de la répartie mais pas de l'agressivité. Du répondant mais pas du mépris. Des réponses mais pas de l'arrogance. Des solutions et pas des slogans.

 

Il n'a pas su faire ça en 5 ans et ce début de campagne indique que la leçon n'est pas près d'être acquise!

 

 

 

 

Commenter cet article