Et pendant ce temps, Karachi se déroule...

Publié le par revenonsenfrance

Alors que l'UMP tente misérablement de rejeter les fautes de DSK sur François Hollande (non, ce n'est pas une blague!), nous apprenons qui Thierry Gaubert, ancien conseiller de Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget, proche de Jean François Copé est visé par une nouvelle enquête préliminaire dans l'affaire Karachi.

 

Une histoire de détournement de fonds qui lui aurait permis de s'acheter une somptueuse villa en Colombie ! Ca tombe plutôt mal pour celui qui a été chargé des relations publiques au sein de la BPCE de Sarkozy (pantouflage!!) et déjà mis en examen pour détournement de fonds du 1% logement.

 

Il est intéressant de voir comment ce genre d'affaires a pululé sous l'éré Sarkozy. Une délinquance en col blanc qui a trouvé, au sein de cette   kakistocratie un terreau fertile. A ce titre, toutes les incantations du candidat Sarko contre "les corps intermédiaires", les "experts" et les "élites" tombent à plat!

 


Une enquête préliminaire ouverte sur Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre sur des mouvements de fonds suspects effectués par Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

L'enquête a été confiée à la Division nationale des investigations financières (DNIF), a précisé cette source. "Depuis peu, (Thierry Gaubert) est dans la ligne de mire du fisc et de Tracfin, le service anti-blanchiment du ministère des Finances", révélait Mediapart plus tôt dans la journée. "La cellule Tracfin du ministère des Finances a saisi le 27 juillet 2011 le parquet de Nanterre de soupçons de 'blanchiment de fonds issus d'une activité délictueuse' après avoir constaté plusieurs flux financiers suspects entre M. Gaubert et le marchand d'armes Ziad Takieddine", poursuivait le site d'informations.

 

Thierry Gaubert est déjà mis en examen dans l'enquête visant une éventuelle corruption lors de l'élection présidentielle de 1995. Il vient par ailleurs d'être jugé pour de présumées malversations financières dans l'utilisation des fonds sociaux destinés au logement. Un an de prison avec sursis a été requis contre lui. Thierry Gaubert a été conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget entre 1993 et 1995 et secrétaire général de la mairie de Neuilly dans les années 1980 et 1990.

 

Les faits remontent à la fin des années 1990.

Thierry Gaubert, ami du chef de l'Etat âgé de 61 ans, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget entre 1993 et 1995 et secrétaire général de la mairie de Neuilly dans les années 1980 et 1990, est jugé pour abus de biens sociaux et recel, détournement de fonds, prise illégale d'intérêt, escroquerie, faux en écriture, exercice illégal de la profession de banquier, avec quatre autres personnes. Le parquet ne retient qu'une petite partie des faits qui lui sont imputés par l'instruction.

 

Il est mis en examen par ailleurs dans l'enquête sur une corruption présumée en marge de contrats d'armements et de la présidentielle de 1995, où il nie les accusations de sa femme selon lesquelles il aurait convoyé depuis la Suisse des valises d'argent en espèces. Lors d'une perquisition l'été dernier, la police a découvert dans ce dossier qu'il avait notamment construit sans la déclarer au fisc une villa de 1.000 m2 au Colombie. Dans ce nouveau dossier de Nanterre, il comparaît notamment au titre de président de 1984 à 1998 de "CIL L'habitation française", organisme collecteur de la contribution obligatoire des sociétés à l'effort de construction, le "1% logement". Il était juridiquement à ce titre chargé d'une mission de service public.

 

Thierry Gaubert a également été conseiller de Charles Milhaud, président du groupe Caisse d'épargne, en 2001. En 2002, Jean-François Copé, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement a aussi fait appel à ses services. Puis il a été en charge des relations publiques au sein du secrétariat général de BPCE (Banques populaires-Caisses d'épargne), groupe qu'il a quitté en janvier 2012.

 

 

 

 

Par latribune.fr avec Reuters

 

latribune.fr avec Reuters
 
- 20/02/2012, 22:07  | 
 

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