"Sarkozy, il est comme dans des sables mouvants: plus il s'enfonce plus il s'agite et plus il s'agite plus il s'enfonce"

Publié le par revenonsenfrance

Magnifique citation entendue dans "les guignols de l'info" de canal plus. Une citation ô combien exacte concernant le candidat sortant en cette veille d'élections. Qu'il est navrant de le voir ainsi brasser du vent pour rassurer ses troupes pour montrer "qu'il en a", "qu'il n'en veut", qu'il n'y croit (plus).

Mais la panique et la crainte de la défaite sont du côté de l'UMP qui, tel un animal blessé, est prête à toutes les bassesses pour taper sur les favoris et glaner quelques voix.

 

Première bassesse: pallier l'absences de programme de Sarkozy par le pillage des idées centristes et FNistes. Une méthode de pleutre qui permet de chiper à la fois des idées et des électeurs aux deux bords. Mais c'est prendre les gens pour des benêts: Sarkozy pense t'il sérieusement que ces électeurs seront dupes de ses manoeuvres et qu'ils ne lui feront pas payer ses larcins idéologiques?

 

La bassesse de la semaine: faire encore et toujours peur aux Français en érigeant le spectre d'une nouvelle crise financière "à la grecque" et un risque d'attentat financier avec l'arrivée de la gauche au pouvoir.  Sarkozy, Fillon, NKM... tous les ténors de l'UMP sont venus réciter leur sinistre refrain.

Martine Aubry disait en réponse hier et très justement  que cela rappelait 1981 et la menace de voir débarquer les chars soviétiques dans Paris. La méthode est la même seul l'épouvantail change.

La peur: la méthode du perdant.

 

Mais comme le dit la citation, les brassées d'air de Sarkozy ne servent qu'à l'enfoncer un peu plus.

 

Les sacro-saints sondages ne sont pas bons pour le candidat UMP. A une semaine et demi du premier tour, Hollande et sarkozy font jeu égal égal au premier tour. La très légère avance de sarkozy (et encore, quand les sondages ne donnent pas Hollande devant...) est très en deça de ce qu'espérait l'UMP pour permettre un avance confortable de son candidat le 22 avril. Pire encore, le second tour reste imperturbablement très favorable à François Hollande, comme s'il était acté qu'un front anti-sarkozy était constitué pour empêcher sa réélection. 

Comme pour le confirmer, le maire UMP d'Issoire vient d'annoncer qu'il préférait voter Hollande ( LIEN ).

 

Cette semaine a encore une fois été émaillée de révélations concernant la gestion toute relative de sarkozy sur la question du nucléaire (  LIEN ). Dans un entretien à l'Express, l'ex PDG d'Areva Anne Lauvergeon souligne tous les abus du quinquenat finissant: placement d'un proche à la tête du groupe, maintien de privilèges mirifiques (le double salaire veolia-areva), accords douteux avec le colonel Kadhafi, etc...

 

Bref, les jours qui s'écoulent viennent confirmer ce que les français pressentent déjà, à savoir que la campagne de Sarkozy n'a aucun élan. Elle s'est engluée d'elle-même dans les ratés de son candidat: affaires, mauvais bilan non assumé, pillage idéologique;  sarkozy a cru pouvoir bâtir sur les bases pourries de son quinquenat mais il est évident, et c'est logique, que rien ne prend!

 

 

 

 

 

 

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