Sarkozy veut que les collectivités territoriales recrutent moins.

Publié le par revenonsenfrance

 

Pour Nicolas Sarkozy, les collectivités crééent trop d'emplois! Si! si! vous avez bien lu! C'est en substance l'idée du candidat UMP qui souhaite que la fonction publique territoriale fasse comme la fonction publique étatique c'est à dire ne pas renouveller les postes d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite.

 

L'article de la "gazette des communes" que je vous pourrez lire ci-desous détaille les arguments fumeux du candidat.

 

Une proposition qui ne manque pas de sel: alors que les chiffres de l'emploi en france sont les plus mauvais depuis des décennies, M Sarkozy souhaite brider une source de recrutements qui est déjà bien ténue.

Une vision qui, de plus, ne semble pas aller de paire avec un service public de qualité (n'oublions pas que ce sont les collectivités qui gèrent la prise en charge des personnes handicapés ou âgées, qui gèrent les établissements scolaires du second degré, les transports locaux etc...).

Enfin, il existe dans la constitution un article consacrant la "libre administration des collectivités", signifiant que celles-ci peuvent gérer librement leurs ressources, c'est à dire créer les emplois qu'elles jugent nécessaires à leur fonctionnement.

Nicolas sarkozy ne serait-il pas une fois de plus dans une des ses fameuses annonces sans fondement, faite juste pour bomber le torse, qui seront retoquées dès par le conseil constitutionnel dès leur vote?

 

 

 


 

Nicolas Sarkozy veut étendre aux "grosses collectivités territoriales" le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux appliqué à la fonction publique, et estime que moduler les dotations de l'Etat serait "très sain" pour inciter à des économies.

 

« Nous étendrons » la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux « aux grosses collectivités territoriales, qui ont tout à fait la capacité de faire le même effort que l’Etat », a déclaré le président-candidat dans une interview diffusée mardi 3 avril 2012 sur le site du magazine « Acteurs publics ».  »C’est un enjeu très important : depuis 2007, les collectivités territoriales ont créé 100 000 emplois, alors que l’Etat en supprimait 160 000″, a-t-il souligné.

 

Dépenses de personnel et de fonctionnement - Nicolas Sarkozy n’a toutefois pas précisé quelles collectivités seraient concernées. Les collectivités qui emploient le plus de personnel sont les grandes villes, les régions et les départements. Le président-candidat estime qu’il existe désormais dans le pays un « grand consensus » pour que les collectivités locales s’engagent dans un « processus d’économies, sur leurs dépenses de personnel comme de fonctionnement, comme l’Etat l’a fait depuis 2007″, a-t-il poursuivi.

 

« Les grosses collectivités, qui représentent les deux tiers des dépenses locales, doivent faire le même effort que l’Etat ; elles ont la possibilité de se réorganiser, d’être plus économes de leurs moyens », a insisté Nicolas Sarkozy. 

« Il serait effectivement très sain d’inciter d’une manière ou d’une autre les collectivités à faire des économies, par exemple en modulant leurs dotations », a-t-il précisé en réponse à une question.

 

L’ARF pointe les transferts de compétences - L’Association des régions de France (ARF), qui fédère des conseils régionaux majoritairement gérés par le PS, a aussitôt répondu en reprochant au chef de l’Etat de les prendre « pour cible ». « Les quatre cinquièmes de la hausse de nos effectifs depuis 2002 correspondent à des transferts » de compétences, rappelle l’ARF dans un communiqué.

 

Elle souligne que « la prise en charge des trains régionaux a été achevée durant cette période, sans compter l’investissement massif des régions au service de la formation professionnelle, de l’apprentissage, du soutien au PME, sans moyens transférés ».

 

A travers la réforme de la fiscalité locale, poursuit-elle, l’Etat « a privé les régions de ressources, tout en ne cessant de leur demander de participer à des opérations de niveau national, comme les LGV, les investissements d’avenir ou le Plan Campus ».

 

Enfin, précise-t-elle, les régions comme toutes les collectivités locales ont l’obligation de présenter des budgets de fonctionnement en équilibre, « ce qui n’est pas le cas de l’Etat ».

 

 

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