Villepinte: La coquille dorée était vide...

Publié le par revenonsenfrance

 

Le spectacle était très beau. La direction du partie avait réussi à regrouper dans le hall du parc des expos de Villepinte les tout derniers militants UMP de France et de Navarre.

 

Un meeting au luxe insolent qui, d'emblée, faisait craindre un meeting poudre aux yeux... et ce fut le cas.

 

La grande scène de réconciliation avec Jean Louis Borloo fit pshiiit, ce dernier déclinant l'invitation de l'UMP, et Sarkozy ne réussit qu'à réunir autour de lui que des recalés (Boutin, Morin, Nihous...) et des personnalités du siècle dernier. On se serait cru en 2007, la crédibilité en moins.

 

Au niveau des propositions, l'on s'est aperçu que le très beau papier cadeau couvrait... du vent!

 

Sarkozy nous annonca en guise d'introduction qu'il avait "appris"! On s'est alors demandé si en fait de meeting il ne s'agissait pas d'un sketch...

Voila plus de 10 ans que Monsieur occupe des postes de ministre d'Etat puis de Président de la République et c'est au bout de ces 10 ans qu'il a ENFIN "appris" quelque chose. C'est bien léger tout de même.

 

Il y a eu aussi ses élucubrations concernant l'espace Schengen. M Sarkozy pris ses airs de Roi de l'Europe qu'il pouvait malmener à mercie... Dernière trouvaille, c'était finalement l'Europe la source de tous nos maux, surtout ce satané Espace qui date de 1985 (!!!) qui abolit les frontières internes à l'europe.

Et Sarkozy de promettre une révision de ce traité puis une sortie unilatérale de l'espace Schengen si la France n'obtenait pas une révision satisfaisante. Quelle condescendance! Quelle petitesse! Quelle erreur...

Erreur car une fois de plus il s'est trompé! Non seulement les flux migatoirs intra-européens sont à des années lumière des préoccupations des Français mais de plus, il reproduit ce que l'UMP reproche à François Hollande depuis le début de la campagne  à savoir vouloir renégocier seul un traité signé et, pour le cas de Schengen, déjà entré en vigueur.

 

La gauche avait beau jeu de le renvoyer à ses contradictions mais elle ne fut pas la seule: la commission européenne (pourtant pas très ancrée à gauche) elle-même accusa Nicolae Sarkozy de "gesticulation électoraliste".

 

 

Enfin, il nous a ressorti toutes ses lubies du début de campagne sur les corps intermédiaires, la suprématie de la nucléocratie française etc... que du réchauffé. Aucune proposition concrète pour améliorer le quotidien des Français, aucun cap, aucune vision d'avenir...

 

Bref, un digne show Sarkozien qui tente de séduire par la forme à défaut de convaincre sur le fond. La quintescence d'un style dont les Français ne veulent plus.

 

 

 

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