"Jean-Jacques Aillagon votera François Hollande" (article du Figaro)

Publié le par revenonsenfrance

L'ancien ministre UMP de la Culture estime que l'alternance politique est nécessaire après plus de dix ans de gouvernement de droite.

«Le 22 avril prochain, je voterai François Hollande». L'ancien ministre UMP de la Culture Jean-Jacques Aillagon a annoncé dans une tribune à Libération sa «rupture avec ce que fut (son) camp» et son ralliement au candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle.

L'ancien directeur du château de Versailles justifie son choix par l'importance de l'alternance politique alors que «cela fait dix ans que la France n'a pas eu de gouvernement de gauche», «dix-sept ans que la présidence de la République est exercée par un président de droite», et «dix-neuf ans que la gauche n'aura pas exercé conjointement la présidence de la République et la direction du gouvernement». Pour Jean-Jacques Aillagon, «la démocratie ne gagne rien à s'enkyster dans la domination trop longue d'un parti qui finit par s'imaginer en seul héritier légitime du droit de conduire les affaires publiques». L'alternance s'avère donc pour lui nécessaire afin de provoquer «le changement».

«On le disait faible, il s'avère fort»

L'ancien ministre poursuit sa tribune par un portrait laudatif de François Hollande, «esprit fin et subtil», qu'il estime avoir «les qualités humaines et politiques requises pour être un bon président de la République». «Je sais qu'il saura être un président à sa place, ni omniprésent, ni évanescent», note-il. Jean-Jacques Aillagon souligne également la «persévérance» d'un homme dont la candidature à la primaire socialiste était «moquée» lorsque Dominique Strauss-Kahn était encore dans la course. «On le disait faible, il s'avère fort, on le croyait indécis, il s'exprime avec fermeté», juge l'ancien ministre.

Jean-Jacques Aillagon anticipe les critiques et réfute que son choix de ne pas soutenir Nicolas Sarkozy soit lié à son non-renouvellement à la tête du Château de Versailles. «Si, en 2011, [Nicolas Sarkozy] a estimé que rien ne justifiait que j'y fusse prolongé au-delà de l'âge de la retraite, il m'a fait part de sa décision avec délicatesse. Cela n'appelle plus de ma part aucun commentaire et ne saurait justifier aucune acrimonie».

L'ancien ministre rappelle qu'il a pris la décision de soutenir Hollande «par conviction et sincérité». «J'estime que le seul parti à prendre en la circonstance, c'est celui que je crois être l'intérêt de la France: l'élection de François Hollande».

 

 

Jean-Jacques Aillagon fut le président du Château de Versailles de 2007 à 2011.

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